2025

Ce sont nos clients qui en décident, et nous leur sommes reconnaissants pour leurs avis favorables.
Je réponds rarement aux avis, qu’ils soient positifs ou défavorables, simplement par manque de temps. Si je répondais à chacun, je passerais mes journées devant un écran plutôt qu’en cuisine.
Certains avis contiennent toutefois une idée pertinente ou un point qui mérite réflexion. J’y réfléchis et, lorsque je pense qu’une réponse peut être utile, apporter une explication ou permettre de retenir quelque chose, je prends le temps de répondre.
Merci à toutes celles et ceux qui partagent leur expérience.
2020
Ou l'art d'être sérieux sans se prendre au sérieux dans ce métier !
À suivre sur les réseaux avec le hashtag #gastrocomie
2020
Il fut un temps où nos vénérables galettes de vinyle s’offraient une seconde vie. Soufflées puis détournées en sous-assiettes, elles apportaient à la table une touche de culture, de mémoire et d’histoire.
Cette création appartient aujourd’hui à l’histoire d’AOR : nous ne la proposons plus.
2016
C’est devenu l’un des grands classiques de notre ancienne table.
Un jour, j’ai eu l’idée d’accrocher une multitude de réveils, comme autant de petits rappels suspendus dans le temps. Au milieu de cette installation, un coucou vient ponctuellement troubler le silence, juste au moment où il le faut.
Le véritable message se cache pourtant dans un détail : une petite plaque, discrètement placée contre l’arbre, sur laquelle on peut lire : « Réveillez-vous. »
Réveillez-vous de quoi ? À chacun de décider.
Car il existe bien des façons de dormir les yeux ouverts, et sans doute autant de raisons de se réveiller.
2015
Une création culinaire devient une invention officielle : le Bibalacho est désormais breveté. Ça s'écrira désormais Bibalacho© !
2013
Le Bibalacho® voit son brevet déposé. Le steak de fromage blanc, decliné en salé, sucré, fumé, lait vegetal, vache, chèvre etc. est désormais protégé. De la même manière, le concept de stickers "Assiette KC" est déposé à l'INPI.
2010
On me demande souvent comment j’ai obtenu cette place auprès de Son Altesse Sheikha Mozah. En réalité, tout est parti d’un hasard.À cette époque, je venais de fermer mon restaurant pour des raisons personnelles et financières. Un jour, alors que j’étais à la pêche, j’ai reçu l’appel d’un chasseur de têtes qui souhaitait me proposer un poste au Qatar.Ayant déjà travaillé comme chef privé, je lui ai répondu que je n’étais pas intéressé. Je n’avais pas envie de repartir dans cette direction. Been there, done that : j’avais déjà vécu ce genre d’expérience. J’ai raccroché.
Il m’a rappelé presque aussitôt.« Tu ne risques rien. Va voir. »Il m’a alors expliqué que Son Altesse souhaitait créer, au sein de son palais, l’une des cuisines les plus intéressantes au monde.
Cette fois, le projet a éveillé ma curiosité. Je me suis dit :« Bon… pourquoi pas ? Why not? »Je suis donc parti au Qatar pour réaliser trois repas d’essai : deux déjeuners pour Son Altesse et un dîner en présence de l’Émir.
Ces trois repas lui ont plu. À leur issue, elle m’a fait savoir qu’elle serait intéressée par l’idée que je vienne travailler chez elle.
J’ai rapidement découvert que la vie d’un palais ne se résume pas à ses ors et à son faste. Elle est surtout faite de jeux d’influence, d’ambitions personnelles et de hiérarchies parfois pesantes. À la longue, tout cela me fatiguait.
Je me suis alors rendu compte que la seule liberté que je pouvais réellement prendre était d’entrer en salle, de servir moi-même mes plats à Son Altesse et d’observer directement ses réactions.
Dans ce genre de palais, l’information se perd souvent en chemin, ou se trouve parfois volontairement retenue. Lorsqu’un plat ne convient pas, on ne vous explique pas toujours pourquoi. Or chacun possède ses propres goûts, ses habitudes et ses sensibilités.
Cette proximité m’a permis de mieux comprendre les siens, de m’y adapter avec précision et de cuisiner plus librement pour elle, en évitant autant que possible les intermédiaires et les lourdeurs du protocole.
Mais les jeux d’influence ont continué. Ce n’était pas auprès de Son Altesse que je manquais de liberté, mais dans tout ce qui gravitait autour d’elle.
Finalement, je suis parti, un peu fatigué de toute cette politique.
C’est ainsi, presque par hasard, qu’a commencé mon aventure à Al Wajbah Palace… mais quelle aventure !
2006
Ce qui m'est arrivé en 2006 pendant un gros service, n'ayant pas le temps n'y l'envie de redresser le plat, j'ai décidé d'indiquer l'ébréché par un K-C au feutre noir. Par la suite, nous avons fait faire des stickers que nous appliquons sur ces assiettes pour leur donner une seconde vie, ce concept a été à déposé auprès de L'INPI devenant un classique de la maison.
2006
Philippe Bruneteau est un artiste d’un immense talent, que j’ai rencontré à l’époque de mon restaurant Sergeenco. Nous avons collaboré sur plusieurs projets, avec une exigence et une précision presque inimaginables.
Puis, un jour, notre collaboration s’est arrêtée. Sans doute pour des questions d’ego, comme cela peut parfois arriver lorsque des univers créatifs se rencontrent. Chacun finit par défendre sa place, son travail et sa vision, au risque d’oublier que la réussite naît justement de leur rencontre.
J’ai préféré mettre un terme à cette collaboration, et le Bitbeleskaas® n’est aujourd’hui plus réalisé.
Je le regrette, car je reste convaincu que nous aurions encore pu créer de très belles choses ensemble. Cela n’empêche pas Philippe de poursuivre son œuvre, ni moi de continuer mon chemin.
C’est dommage pour lui, dommage pour nous… mais c’est aussi cela, la vie.
Œuvre de Philippe Bruneteau pour Serge BurckelAssiette en forme de coiffe alsacienne et moule original inspiré du kougelhopf, créés en 2006.
2003
Un florilège de bons mots écrits par la presse. Une façon comme une autre de regarder le chemin parcouru tout en habillant les murs avec style.
2002
En rentrant en France après mes années américaines, je voulais marquer le coup avec un clin d'oeil au pays de l'Oncle Sam.
Ladies and gentlemen, voici les frites d'ananas ! Servies dans une barquette sur son somptueux plateau en plastique avec deux tubes de sauce. Les derniers F veulent dire French-Fries, et je vous fais confiance pour deviner la signification du premier.
2000
Un client à qui j'avais servi un crabecake me fit remarquer que je pouvais remplacer la mangue par de la papaye.
Originaire de Nouvelle-Zélande, ce client finit de piquer ma curiosité en révélant que la coutume locale est d'attendrir la viande avec de la farine de papaye. Travaillant à ce moment-là aux USA, j'imaginai alors une recette à base de viande dégraissée, parfumée aux épices et accompagnée d'un jus de papaye et citron vert. Bingo !Le résultat est tellement bon que cette recette ne quittera plus ma cuisine.
1998
Tout est parti d'un simple coup de téléphone.
Une journaliste m'appelle en me disant qu'elle a entendu parler de mes desserts originaux. Elle me demande si je réalise un cigare en chocolat. Je lui réponds que non, je fais simplement des bonbons au chocolat.
À cette époque, le cigare était devenu une véritable mode à Los Angeles. Beaucoup terminaient leur repas avec un havane et, lorsque je travaillais à Redondo Beach, l'hôtel possédait un Cigar Lounge attenant au restaurant où les amateurs se retrouvaient après le dîner.
Je lui réponds alors : — Passez me voir… on trouvera bien quelque chose.
Le temps qu'elle arrive, une idée me traverse l'esprit. Je me rends au Cigar Lounge, j'emprunte quelques boîtes de véritables cigares Arturo Fuente et Partagás D4, puis je façonne mes bonbons en leur donnant l'apparence de véritables havanes. Je récupère les bagues d'origine, les replace sur mes cigares en chocolat et les range soigneusement dans leurs boîtes. Même un amateur averti aurait eu du mal à faire la différence.
Au moment de réaliser les photos, le hasard fait le reste. À l'époque, je fumais moi-même le cigare. Par jeu, j'approche la flamme de mon briquet de l'un de mes cigares en chocolat. À ma grande surprise, il se met à dégager un léger filet de fumée. À cet instant précis, je comprends que je tiens bien plus qu'un simple dessert : je tiens un spectacle.
Je prends alors un grand cendrier à cigares. Dans son large réceptacle, je verse un peu de crème anglaise et quelques gouttes de coulis de framboise. Le cigare encore fumant est délicatement plongé dans cette sauce, comme on l'éteindrait après une dégustation. Puis, sans prévenir, je le porte à ma bouche… et je le croque.
La journaliste reste un instant sans voix avant d'éclater de rire. Elle venait d'assister à une scène totalement improbable : un véritable cigare que l'on allume, que l'on éteint… puis que l'on mange.
Je n'étais pas le premier à imaginer un cigare en chocolat. Michel Trama et Michel Richard avaient déjà exploré cette idée. En revanche, j'aime à penser que j'ai été le premier à pousser le réalisme jusqu'à créer l'illusion d'un cigare qui fumait réellement.
C'est ainsi qu'est né l'un de mes trompe-l'œil les plus célèbres, la preuve qu'en pâtisserie, un cigare peut parfois… en cacher un autre.
1996
Lors de mon séjour à Hong Kong, un client m'avait demandé de créer un menu dégustation autour d'une sélection de fromages allemands qu'il souhaitait importer.
J'ai alors imaginé une mise en scène qui commençait bien avant le premier plat.
Chaque convive trouvait devant lui un menu soigneusement imprimé. À première vue, il semblait rédigé dans une langue étrangère. En réalité, cette langue n'existait pas. Je l'avais entièrement inventée.
Je m'étais amusé à assembler les consonnes et les voyelles de manière à former des mots totalement imprononçables. Les suites de lettres étaient construites pour provoquer un véritable casse-tête d'élocution.
Instinctivement, les clients essayaient de lire le menu à voix basse, puis abandonnaient, incapables d'articuler le moindre mot.
Ma cuisine donnait sur la salle par une porte battante. Entre les deux vantaux, une mince ouverture me permettait d'observer discrètement les convives.
Le spectacle était irrésistible.
Les clients regardaient leur menu avec perplexité, tentaient de déchiffrer quelques mots, puis se penchaient vers celui de leur voisin... qui était exactement le même. Ils échangeaient des regards interrogateurs, certains éclataient de rire, d'autres semblaient complètement déconcertés. On lisait sur leurs visages une seule question : « Mais où sommes-nous ? »
Depuis ma cuisine, je les observais en silence... et je me marrais.
Puis les premières assiettes sont arrivées. Peu à peu, les regards intrigués ont laissé place à la curiosité, puis au plaisir de la découverte. Chaque fromage trouvait sa place dans une création pensée pour le mettre en valeur, et les accords suscitaient l'étonnement autant que l'enthousiasme.
À la fin du repas, les convives étaient ravis. Ce qui avait commencé comme une énigme s'était transformé en une véritable expérience gastronomique. La soirée fut un grand succès. Les clients repartirent avec le sourire, en ayant vécu bien plus qu'un simple dîner : une aventure culinaire où le mystère, l'humour et la dégustation ne faisaient qu'un.
1995
Lorsqu'un de nos meilleurs clients de Hong Kong me demanda d'organiser une soirée autour des saveurs africaines, je décidai d'aller à la source. Je partis dix jours en Afrique du Sud afin d'apprendre les techniques de préparation et de cuisson de produits emblématiques tels que le crocodile, le springbok, l'autruche, l'amarula et bien d'autres spécialités locales.
Cinquante convives étaient invités à cette soirée d'exception. De retour à Hong Kong, je conçus un menu dégustation inspiré de ce voyage. Mais cela ne me suffisait pas. Je voulais que les invités soient plongés dans l'ambiance africaine dès leur arrivée.
Mon idée était de transformer complètement la salle de banquet. J'imaginais des nappes suspendues comme de grandes tentures, éclatantes de couleurs, rappelant les marchés africains, les tissus traditionnels et cette incroyable richesse de teintes qui m'avait tant marqué durant mon séjour. Dans mon esprit, la salle devait devenir un véritable décor de voyage.
Lorsque j'exposai mon projet à mon patron, il me regarda en souriant et me dit de calmer un peu mes ardeurs. Il accepta néanmoins que je peigne huit nappes ainsi que ma veste de cuisine. J'aurais aimé métamorphoser toute la salle, mais il avait déjà l'impression que j'en faisais beaucoup !
Le soir venu, les nappes peintes et ma veste donnèrent immédiatement le ton. Avant même la première bouchée, les convives étaient déjà transportés ailleurs.
À la fin du repas, je découvris qu'une vente aux enchères avait été organisée au profit d'une œuvre caritative africaine. Les nappes furent immédiatement très convoitées. Puis plusieurs clients se tournèrent vers moi en désignant ma veste de cuisine. Je n'avais absolument pas imaginé qu'elle puisse, elle aussi, finir sous le marteau du commissaire-priseur.
Un fidèle client de l'hôtel s'approcha de moi avec un grand sourire. Sans me laisser le temps de réagir, il m'ôta pratiquement ma veste des épaules en déclarant qu'elle devait impérativement être ajoutée à la vente. Toute la salle éclata de rire, et ma veste rejoignit les nappes parmi les objets mis aux enchères.
À la fin de la soirée, plus de 15 000 dollars de Hong Kong avaient été récoltés, une somme intégralement reversée à une association caritative africaine.
Cette soirée restera pour moi un merveilleux souvenir. Nous avions fait voyager cinquante personnes à travers une cuisine, des couleurs et une culture, tout en accomplissant un beau geste de solidarité. Ce fut une très belle soirée, de celles qui rappellent que la gastronomie peut aussi rassembler, émouvoir et donner.
1989
Parmi les habitués de mon restaurant à Hong Kong, il y avait un client français qui travaillait un peu partout en Chine. Ses déplacements l'emmenaient d'une ville à l'autre et, après plusieurs semaines passées sur les routes, il finissait toujours par m'appeler.
— « J'arrive à Hong Kong... Je n'en peux plus de manger chinois ! »
Je lui demandais alors ce qui lui ferait plaisir.
— « Un bon poulet fermier rôti, des frites et une salade. Rien d'autre ! »
Il était heureux rien qu'à l'idée de retrouver les saveurs de la cuisine française.
Le soir venu, alors que le serveur s'apprêtait à apporter son assiette, nous avons discrètement lâché dans la salle un magnifique poulet... bien vivant !
L'animal se promena tranquillement entre les tables. Mon client le regarda, incrédule. Pendant quelques secondes, il se demanda ce qui était en train de se passer. Puis il comprit que toute la scène avait été organisée pour lui.
La salle éclata de rire... lui le premier.
Quelques instants plus tard, son véritable poulet fermier rôti arriva, accompagné de frites croustillantes et d'une salade, exactement comme il l'avait demandé.
Cette petite mise en scène n'avait duré qu'un instant, mais elle transforma un simple repas en un souvenir inoubliable. Dans ce métier, on ne nourrit pas seulement les clients, on leur offre aussi des histoires qu'ils n'oublieront jamais.
2013
Un fromage blanc cuit comme un steak et accomodé de diverses façons : curry, volaille, saumon, fraise... 30 ans et toujours d'actualité ! Brevet déposé en 2015
1988
À mon arrivée de Dole à Colmar, je brûlais d'envie de participer au lancement du nouveau festival gastronomique de la ville. Nous étions à la fin des années 1988 ou 1989, et cet événement allait rapidement devenir un rendez-vous incontournable.Je venais de prendre mes fonctions de chef et je commençais à me faire connaître. Sans doute un peu trop au goût de certains... Toujours est-il que ma candidature ne fut pas retenue. Les raisons officielles importaient peu ; j'avais surtout le sentiment que quelques jalousies avaient dressé un barrage devant moi.
Mon employeur, qui connaissait ma déception, me proposa alors un tout autre projet :
— « Et si nous reconstituions le repas du film Le Festin de Babette ? »
Je n'ai pas hésité une seconde.
Nous avons recréé, avec le plus grand soin, le célèbre dîner du film, en collaboration avec Stéphane Audran, qui en était l'inoubliable interprète. Chaque plat, chaque détail, chaque ambiance furent pensés pour rendre hommage à cette œuvre devenue une référence dans le monde de la gastronomie.
La soirée fut un immense succès.
Ce que j'ignorais totalement, c'est que des images de cette reconstitution avaient été filmées.
Quelques jours plus tard, lors de l'inauguration officielle du festival auquel je n'avais pas été invité à participer, un montage vidéo retraçant les événements gastronomiques de la région fut projeté sur grand écran.
Et soudain... j'apparus à l'écran.
Ironie du sort : ceux qui avaient refusé ma participation avaient finalement ouvert leur festival avec des images de mon travail.
Comme quoi, parfois, la meilleure façon d'être présent est de ne pas chercher à forcer la porte. Le destin se charge parfois de remettre les choses à leur place... avec un certain sens de l'humour.
1987
Au début des années 1990, les vestes de cuisine étaient toutes identiques : épaisses, raides, peu confortables et interminables à repasser. Quant aux pantalons, ils n'étaient guère plus pratiques. Je peux vous assurer que, pour les épouses – et parfois les mères – des cuisiniers de l'époque, les séances de repassage n'étaient pas une partie de plaisir.
Je me suis alors demandé pourquoi nous acceptions cet uniforme sans jamais le remettre en question. Après tout, nous passions plus de douze heures par jour dans ces vêtements. Pourquoi ne pas les rendre plus élégants, plus confortables et plus modernes ?
Avec la créatrice Aline Robineau, nous avons imaginé une toute nouvelle ligne de vêtements destinée aussi bien aux cuisines qu'au personnel de salle. Nous avons travaillé les coupes, choisi des tissus plus agréables à porter, simplifié l'entretien et apporté une touche de modernité à un univers qui en manquait cruellement.
Notre ambition n'était pas de faire de la mode. Nous voulions simplement que les professionnels se sentent bien dans leurs vêtements et qu'ils puissent être aussi fiers de leur tenue que de leur cuisine.
L'idée fit rapidement son chemin. Plusieurs des plus grands noms de la gastronomie française nous accordèrent leur confiance. Voir Alain Ducasse, Guy Savoy, Philippe Conticini et d'autres chefs porter nos créations fut une immense satisfaction.
L'aventure fut aussi passionnante qu'intense. Nous avions l'impression d'apporter notre pierre à l'évolution du métier.
Le projet ne dura malheureusement pas autant que nous l'aurions souhaité. Mais il m'a appris une chose essentielle : l'innovation ne se limite pas à l'assiette. Elle peut aussi se porter.
Cuisine chez mon père

